| "unité
d'habitation verticale" à Marseille, la Cité
Radieuse, anciennement dite "la
maison du Fada" Immeuble de 137 m long (130 à 165 m selon les documents !) x 24 m large x 56 m de haut, 18 niveaux, dans un parc de verdure. 55.000 tonnes sur 34 piliers de béton. "Fournir dans le silence, la solitude et face au soleil, à l'espace, à la verdure, un logis qui soit le réceptacle parfait d'une famille" (Le Corbusier) 337 appartements
avec terrasse et baie vitrée, en duplex, emboîtés
2 par 2. Chaque appartement est unique. La réaction
des habitants fut, au début, plutôt hostile, face à
ce qu'ils considéraient comme des cages à lapin en béton. |
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Vue
du Bd. Michelet |
Façade
sud |
Sur
Pilotis |
Vue |
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Sur
le toit |
Piscine |
Hall
entrée |
Couloir
intérieur |
Supermarché |
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| Effets
architecturaux et décoratifs - Le "Modulor" - Dégradations
de l'âge |
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| Appartement
témoin |
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| Copyright photos G. Thiriez | |||||
| Ce
devait être le prototype d'un nouveau type d'habitat social, et il
était destiné notamment au reclassement, en location, des
populations sinistrées de la dernière guerre (quartiers détruits
du vieux-port) . Commandée en 1945 par le Ministre de la Reconstruction Urbaine, Raoul DAUTRY. Inauguré le 14 octobre 1952 par son successeur Claudius PETIT. Il a bénéficié d'une exonération de permis de construire (arrêté du 25 juillet 1949) et d'un large dépassement de budget, d'où des controverses importantes. Bâti selon les principes du "Modulor" (publié en 1950), système régulateur permettant de construire de belles proportions, fondé sur un corps humain de 1,83 m bras levé, soit 2,26 m (photo ci-dessus). Il y a 15 (à 21 ?) types d'appartements répartis en 15 modulors correspondant aux différents types de familles de 1 à 10 personnes, le modèle de base étant 4 personnes. Le bâtiment est construit sur le principe de la verticalité (500 à 700 habitants à l'hectare) pour s'opposer à la ville horizontale dévoreuse d'espace et pour favoriser la pénétration de la lumière. Il ressemble à un paquebot, avec sa silhouette couronnée d'une grande cheminée et la prédominance du bois. L'appartement type, de 24 m de long (il traverse tout l'immeuble) et 4 m de large, est en duplex sur 2 niveaux (emboîtement des appartements deux par deux) et comprend des innovations techniques : cuisine américaine, évier broyeur, cuisinière électrique, hotte aspirante, passe-plats et vide-ordures. Les équipements originels fonctionnent encore 50 ans plus tard ! Un soin particulier a été porté à l'insonorisation. Couloirs intérieurs sombres, afin que les habitants n'y séjournent pas pour discuter car cela serait bruyant, avec éclairage devant chaque porte. Nombreux lieux de rencontre et sociabilité intégrés à l'immeuble : - à mi-niveau : supérette, boulangerie, boucherie, coiffeur, librairie, hôtel-restaurant - sur le toît-terrasse : gymnase, théâtre de plein air, maternelle, pateaugeoire et plage - en bas : pelouses - sans compter le bureau postal, un service téléphonique intérieur, des livraisons à domicile. Monument historique : inscription en 1964 de la façade et de la toiture, classement en 1986 pour les parties collectives. A peine l'immeuble construit, l'Etat abandonne ses responsabilités au profit de la copropriété privée. Une association d'habitants, très active, se crée en 1953. Quatre autres cités radieuses seront construites sur ce modèle : Rezé-Nantes, Briey, Firminy et Berlin. La Cité Radieuse est encore aujourd'hui un modèle de référence en architecture de béton brut. Elle fait l'objet d'une abondante littérature. |
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